Catégorie : Actualités

A vos plumes ! - 7 janvier 2017

Il y a deux ans l’attentat contre Charlie Hebdo, et plus largement contre la liberté d’expression, nous rappelait l’importance de continuer à défendre nos droits fondamentaux. Jets d’encre publiait alors une tribune réaffirmant les valeurs partagées avec la rédaction :

« Charlie Hebdo, ce n’est pas uniquement le symbole de la lutte pour la liberté d’expression : ils étaient nos partenaires, nos amis, nos grands frères spirituels. Mobilisés à plusieurs reprises pour défendre la presse jeune, ils ont dessiné pour elle, lui ont donné une place dans leur journal et l’ont rencontrée pour discuter liberté d’expression et journaux. Notre attachement se résume par ces simples mots prononcés et approuvés par Charb et Pelloux lors d’une réunion avec les journalistes jeunes :« En fait, Charlie Hebdo, c’est un gros journal lycéen ». »

Aujourd’hui nous continuons avec toujours plus d’ardeur notre combat pour que le droit de s’exprimer et de publier librement soit reconnu de tous. Écrire dans un journal est un engagement citoyen, c’est un engagement dans la vie de son lycée, de son quartier, de sa ville, du milieu dans lequel on publie.

A tous les journalistes jeunes, surtout n’arrêtez pas d’écrire. Alors, à vos plumes !

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Print
  • PDF

 

 

L’année 2016 vue par Jets d’encre ! - 1 janvier 2017

Quoi de mieux pour commencer 2017 que de se rappeler les bons moments et les grandes avancées de l’année écoulée pour la presse d’initiative jeune ? Jets d’encre vous propose pour cela une infographie rétrospective des actions et projets qu’elle a menés au cours de l’année scolaire 2015 – 2016.

Journalistes jeunes et bénévoles de l’association, vous pourrez vous retrouver dans les chiffres de la 12ème édition du festival Expresso, de la 3ème édition du concours Kaléïdo’scoop, de notre Université d’été Press’citron ou des Rencontres Régionales de Journalistes jeunes à Rennes et à Paris.

Mais cette année a également été marquée par une activité de plaidoyer importante, notamment en faveur de l’abaissement de l’âge du droit de publication. Parmi nos résolutions pour 2017 : renforcer notre action de défense des droits des journalistes jeunes, via notre service SOS-Censure et l’Observatoire des pratiques de presse lycéenne qui ne comptent pas se reposer sur leurs lauriers.

 

 Un grand merci à tous ceux qui ont contribué, par leur soutien ou leur participation, à la réussite de ces projets. Nous vous souhaitons à tous une belle année 2017, en espérant que le bilan restera positif pour la presse d’initiative jeune et la liberté d’expression !

>> Téléchargez l’infographie

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Print
  • PDF

 

 

« La Carte de Presse Jeune, je la vois comme emblème. » - 6 décembre 2016

Romane Emaer, journaliste jeune au Zeugma revient sur son expérience avec la carte de presse jeune. Autant dans son symbole que dans ses possibilités d’utilisation, elle est un réel outil de valorisation de la presse d’initiative jeune !

« La première fois que je suis allée en manif avec ma carte de presse jeune, j’ai rapidement constaté que les gens se montraient plus aptes à répondre à mes questions. En disant que j’étais journaliste jeune et en agitant ma carte sous leur nez, ils m’ont tout de suite prise plus au sérieux. Et c’est justement ça qu’elle m’a apporté. La carte de presse jeune permet d’être crédibilisé, d’être le/la journaliste jeune que nous aimons être, en défendant notre liberté d’expression et la volonté que nous avons d’être entendus et écoutés.

Avec ma carte de presse jeune autour du cou, j’ai vraiment l’impression de contribuer à une avancée, une évolution de l’intérêt et de la parole que la société donne aux jeunes.

Bien sûr, on a toujours droit à des remarques telles que « Vous n’êtes pas journalistes professionnels et diplômés », et ça peut être drôle quand on souligne que c’est justement le principe de notre engagement, que nous sommes des jeunes qui écrivent dans un journal. Mais ça montre aussi le chemin qu’il nous reste à parcourir pour avoir accès à nos droits.

La Carte de Presse Jeune, je la vois comme un emblème. Comme un signe de ralliement des journalistes jeunes.

Finalement, les deux premiers articles de la Charte des Journalistes Jeunes correspondent parfaitement à mon utilisation de la carte de presse jeune, du moins je crois. Je me cache parfois derrière, comme pour « jouer à la journaliste », et montrer que moi, jeune de 17 ans, ai droit à ma complète liberté d’expression, même en n’étant pas journaliste professionnelle.

Pour le mot de la fin, je pense qu’être journaliste jeune détenteur de la carte de presse jeune, c’est avoir le droit de nous exprimer dans nos journaux, de défendre nos opinions parce que nous savons tout de même de quoi nous parlons, mais c’est également devoir défendre nos libertés, nos motivations, nos engagements face aux personnes les plus sceptiques. »

> Vous aussi, partagez-nous votre vision de la Carte de Presse Jeune : contact@jetsdencre.asso.fr

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Print
  • PDF

 

 

Jets d’encre passe au XXIème siècle : les formulaires maintenant c’est en ligne ! - 23 novembre 2016

Avec l’émergence des nouvelles technologies et la prépondérance d’internet, Jets d’encre s’est dit qu’il était temps qu’elle se mette à la page. Fini les formulaires papiers, les écritures illisibles et les tas de feuilles empilées au local !

À partir d’aujourd’hui, les formulaires d’adhésion et de commande de carte de presse jeune se font en ligne ! Grâce à ces supers formulaires, vous pourrez adhérer en quelques clics ou encore faire les démarches pour obtenir vos cartes de presse jeune. Et cela ne s’arrête pas là, la super plateforme sécurisé helloasso nous accueille pour que vous puissiez effectuer vos paiements en ligne.

Maintenant vous n’avez plus aucune excuse, plus besoin d’enveloppes et de timbres pour adhérer !

Toutes les démarches à suivre sont indiquées sur les formulaires, donc pas de panique, passer au XXIème siècle ce n’est pas si compliqué.

> Adhérer à l’association
> Commander sa Carte de presse jeune 

Pour toute question, n’hésitez pas à contacter votre déléguée à la communication à l’adresse gwenaelle.garcia@jetsdencre.asso.fr

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Print
  • PDF

 

 

« A 16 ans, on est largement capable d’exercer la responsabilité d’un journal » - 15 novembre 2016

L’article 15 de la loi égalité citoyenneté, encore en discussion au parlement, a introduit la possibilité à un mineur de 16 ans de devenir directeur de publication d’un journal jeune. Cette mesure, déjà présente dans les lycées grâce à la circulaire de 1991 sur le droit de publication lycéen, permet à des jeunes de prendre pleine possession de la publication de leurs journaux. En juin dernier, un journaliste lycéen nous expliquait comment il s’est emparé de ce droit en étant directeur de publication. Découvrez son témoignage, qui suggère que la conscience des responsabilités peut se faire avant d’avoir 18 ans.

 

 

A 17 ans, Martin était directeur de publication et rédacteur-en-chef du journal lycéen Le Génie Malin. Avec Jets d’encre, il revient sur son expérience de directeur de publication mineur.

 

 Comment as-tu été choisi pour être directeur de publication du journal ?

En début d’année, on regarde les volontaires parmi les membres du journal qui étaient déjà là l’an passé. Cette année, je me sentais capable d’assumer tout ce qu’on publiait dans le journal, et j’étais bien informé sur le droit et la déontologie de la presse, donc ça c’est fait naturellement. S’il y avait eu plusieurs candidats, on aurait fait un vote.

Quel est ton rôle au quotidien ?

Quand certains articles ou dessins font débat dans la construction d’un numéro, je sers un peu de ressource sur le droit, même si j’ai fait en sorte que d’autres membres de la rédaction apprennent des bases du droit de la presse. D’ailleurs j’ai souvent avec moi le guide de Jets d’encre sur le sujet pour m’aider.

Je suis la seule personne nommée dans le journal, puisque tous les autres rédacteurs écrivent sous pseudonyme. Du coup, je suis par exemple toujours impliqué dans les échanges avec l’administration, et je réfléchis aux tensions éventuelles que peuvent susciter le journal.

Es-tu le seul à exercer un contrôle sur le journal avant publication ?

On discute tout de même beaucoup en rédaction, et je suis souvent aidé par la co-rédactrice en chef du journal.

Par contre, on présente la maquette avant publication au proviseur du lycée. Il peut alors faire des retours, même si on garde le dernier mot.

Comment cette relecture est-elle vécue dans la rédaction ?

On ne se sent pas totalement libre : même s’il n’a aucun droit, on l’écoute quand même. On n’est pas contre le fait de montrer la maquette, mais on aimerait être un peu plus indépendants. Après, c’est le proviseur qui permet l’impression car on photocopie au lycée, donc il dispose toujours de moyens de pression. Il ne s’en sert pas, mais ça influe tout de même parfois implicitement sur ce qu’on s’autorise ou pas dans le journal.

On garde tout de même notre liberté. Par exemple, à la suite des attentats de novembre, un dessinateur voulait publier une caricature religieuse. Le proviseur était opposé au fait de la publier. Comme j’étais confiant sur le fait qu’on était dans notre droit, j’ai laissé passer un peu de temps : on n’a pas publié le dessin dans le numéro juste après les attentats, mais il est prévu dans le suivant.

Qu’est-ce que tu retires de ton expérience de directeur de publication ?

Je fais beaucoup plus attention à comment les articles sont écrits, ce qui pourrait causer polémique. Je fais en sorte de bien connaître nos droits pour éviter de mettre la rédaction en difficulté.

Le projet de loi « Égalité et citoyenneté » prévoit de permettre à tous les mineurs de plus de 16 ans d’être directeur de publication d’un journal, comme tu as pu le faire dans le cadre du lycée, qu’en penses-tu ?

Je trouve ça très positif. A 16 ans, on est largement capables d’assumer cette responsabilité ; ça n’a pas à dépendre de l’endroit où l’on publie. Je commence, avec quelques amis, à m’intéresser à la création d’un autre journal, en dehors du lycée, et on veut pouvoir choisir parmi nous le directeur de publication. On ne veut pas avoir à faire appel à quelqu’un d’extérieur au journal simplement parce qu’on est mineurs.

C’est également très important de faire un vrai travail d’information. Par exemple, je ne savais pas jusqu’à il y a peu que les mineurs ne pouvaient pas être directeurs de publication en dehors des lycées. Il faut connaître la loi pour mesurer précisément nos responsabilités.

 

Retrouvez le plaidoyer et l’infographie de Jets d’encre pour le droit de publication à 16 ans, partout et pour tous.

Vous avez une expérience vis-à-vis du droit de publication des mineurs à partager ? Contactez-nous !
contact@jetsdencre.asso.fr 

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Print
  • PDF