Actualités - 20 février 2017

La CPJ, entre appartenance et reconnaissance de la presse jeune

Clément Zoubiri, ancien rédacteur au Pipin Déchaîné, revient sur son utilisation de la Carte de PresseJeune et les valeurs qu’il a fait siennes :

« ‘Une carte de presse jeune ? Oui, mais pourquoi ?’ C’est ce que je me suis dit au moment de l’attribution de cette carte. Par la suite, j’ai vite compris que ce précieux sésame est une carte qui officialise à la fois ton appartenance à la presse jeune et la reconnaissance de son adhésion à la Charte des journalistes jeunes.

L’article dans lequel je me reconnais le plus est l’article 6 : « Les journalistes jeunes tiennent la censure et toute forme de pression morale ou matérielle pour des atteintes inacceptables à la liberté d’expression, notamment dans les établissements scolaires, socioculturels et toutes autres structures d’accueil des jeunes ». La rédaction lycéenne à laquelle j’appartenais, Le Pipin Déchaîné, n’a jamais été victime de censure. Mais c’est après avoir rencontré d’autres rédactions au festival Expresso à Paris que je me suis rendu compte que tout le monde n’a pas cette chance. Et alors j’ai réalisé que dans un pays comme la France, avec des libertés individuelles garanties et une censure censée être abolie depuis longtemps, des rédactions de journalistes jeunes étaient encore victimes de censure. C’est pourquoi la carte de presse jeune témoigne, selon moi, d’un engagement et d’un réel combat via la charte des journalistes jeunes sur laquelle elle repose, pour que la situation de la presse jeune s’améliore et que le journalisme jeune ne soit plus considéré comme un « sous-journalisme » mais bien comme une branche du journalisme à part entière.»

Clément Zoubiri (ancien rédacteur au Pipin Déchaîné)

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